40e Anniversaire de la Charte - Ambassadeur details
Les 40 lauréats
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Widia Larivière

À la défense des droits des femmes autochtones

Widia Larivière est une Anishnabe de la communauté de Timiskaming en Abitibi-Témiscamingue qui a grandi à Québec. Depuis 2009, elle est coordonnatrice jeunesse à Femmes autochtones du Québec. Diplômée en Études internationales et langues modernes de l’Université Laval et en Immigration et relations interethniques de l’UQAM, cette militante féministe et entrepreneure sociale travaille depuis plusieurs années en faveur des droits des peuples autochtones pour améliorer la situation des jeunes et des femmes. Avec Melissa Mollen Dupuis, elle est à l’origine de la mobilisation québécoise du mouvement Idle No More. En tant qu’apprentie cinéaste au Wapikoni, elle a coréalisé les courts-métrages : Un nouveau souffle et Où sont tes plumes ? Elle a contribué à des ouvrages, notamment Les femmes changent la lutte, Sœurs volées : enquête sur un féminicide au Canada et 11 brefs essais contre l’austérité.

Réalisations

Widia Larivière est un modèle pour toute une génération de jeunes femmes autochtones qui veulent être entendues et écoutées dans la société québécoise et canadienne. À travers son travail au sein de Femmes autochtones du Québec en tant que coordonnatrice jeunesse depuis 2009, elle développe des projets destinés aux jeunes femmes autochtones du Québec et se dévoue à défendre les intérêts de celles-ci. Son implication, notamment auprès du mouvement Idle No More Québec au Québec, a également contribué à mieux faire connaître et à donner une plus grande visibilité aux réalités vécues par les jeunes femmes autochtones. Idle No More qui signifie « fini l’inertie » ou encore « fini l’inaction » désigne le mouvement de contestation autochtone du Canada déployé en réaction à l'adoption par le gouvernement Harper d’une loi mammouth, la Loi C-45, qui a modifié de nombreuses autres lois, dont celles sur les eaux navigables, les évaluations environnementales et les dispositions de la Loi sur les Indiens portant sur l’attribution des terres, violant ainsi des traités ancestraux.

Devant l’ampleur du mouvement au Canada anglais, madame Larivière et Melissa Mollen Dupuis décident de fonder la section québécoise du mouvement. Elles ont ainsi organisé plusieurs vigiles et manifestations depuis décembre 2012 qui ont rassemblé des centaines de personnes, Autochtones et non autochtones. Idle No More Québec a tenu à la fin du mois d’octobre 2015, une vigile en solidarité avec les femmes autochtones de Val-d’Or qui a réuni plus de 2 000 personnes à Montréal.

Que ce soit par ses courts-métrages avec le Wapikoni,ses articles dans les médias ou sa contribution dans des ouvrages collectifs, elle profite de toutes les tribunes pour faire avancer la cause des femmes autochtones en réclamant notamment la tenue d’une commission d’enquête indépendante sur les femmes autochtones disparues ou assassinées ainsi que l’adoption d’un plan d’action national pour combattre la violence à l’endroit des femmes autochtones.

Militant dans un esprit de rapprochement des peuples, elle a accepté d’être co-porte-parole du festival environnemental et culturel Écho fête en 2013 ainsi que des Journées québécoises de la solidarité internationale en 2014. Son engagement lui a également permis de participer à plusieurs événements d’envergure internationale, tels que le Sommet des peuples en marge de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable au Brésil en juin 2012 ainsi qu’au Forum social mondial aux mois de mars 2013 et 2015 à Tunis.

Par son travail et ses actions, madame Larivière contribue à sensibiliser la population à la discrimination systémique vécue par les femmes et les jeunes autochtones. De plus, elle offre de nombreux ateliers à des jeunes Autochtones et non autochtones ainsi qu’auprès d’étudiants et de groupes communautaires et de solidarité. C’est d’ailleurs ce qui l’a motivé à fonder, avec Mélanie Lumsden, l’organisme Mikana, qui a pour mission d’œuvrer au changement social en sensibilisant divers publics sur les réalités autochtones au Canada.

Lien avec la Charte

Le travail et l'implication de Widia Larivière touchent directement le respect des droits fondamentaux des jeunes et des femmes Autochtones. Le droit à l'égalité (article 10) mais aussi le respect des libertés fondamentales, du droit à la vie, à l'intégrité, (articles 1,3, 4) sont non seulement au cœur des revendications de madame Larivière, mais également au cœur de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.

Vœu

« Mon vœu est que nous éliminions toutes les injustices, inégalités et discriminations que vivent les peuples autochtones et que nous puissions collectivement mettre en œuvre la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones, qui stipule notamment notre droit à l’autodétermination. »

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« Rendons hommage et justice aux nombreuses victimes de ces tragédies, mais n’attendons pas que les femmes autochtones soient portées disparues ou assassinées pour s’intéresser à elles »
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La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est une loi « fondamentale » et les autres lois doivent la respecter

La Charte ne protège que les personnes qui résident au Québec

Seuls les ministères et les organismes publics doivent respecter la Charte

Les libertés de conscience, de religion, d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association ne sont pas protégées en vertu de la Charte

Se faire représenter par un avocat devant un tribunal est un privilège, pas un droit reconnu par la Charte

Une organisation n’est pas obligée d’offrir un service, un emploi ou l’accès à un commerce à une personne handicapée lorsqu’elle se déplace en fauteuil roulant

L’orientation sexuelle est un motif de discrimination qui a été ajouté à la Charte en 1995

Lors d’une entrevue d’embauche, un employeur a le droit de demander au candidat ou à la candidate sa religion ou son pays d’origine, par exemple pour mettre la personne à l’aise

Une personne âgée qui est exploitée par un proche dispose d’une protection particulière en vertu de la Charte

Saviez-vous que la Charte a 40 ans cette année ?

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse veut rendre hommage à 40 personnes qui défendent ou font la promotion des droits au Québec.

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