40e Anniversaire de la Charte - Ambassadeur details
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Élaine Hémond

À la défense de l’égalité entre les femmes et les hommes

Elaine Hémond est depuis toujours préoccupée par l'égalité femme-homme et plus particulièrement par le partage égalitaire du pouvoir dans notre société. Femme déterminée et audacieuse, elle crée en 1998 un organisme et un réseau inédit autour de son idéal d'une gouvernance donnant un poids égal à la voix des femmes et des hommes : le Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD), avec cinq collègues visionnaires. Au fil des ans, elle a soutenu plus d'un millier d'aspirantes candidates et de candidates de tous les paliers démocratiques. Madame Hémond a fait une longue carrière en communications, éducation, et gestion d’organismes et de projets au Canada et à l’étranger. Elle a reçu de nombreux prix et récompenses dont le Prix de la Gouverneure générale du Canada en condition féminine (2008) et fut nommée Officière de l'Ordre du Québec (2009).

Réalisations

Créé en 1998, le Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD) s’est retrouvé au centre d'un large réseau de collaborateurs, collaboratrices et de militants, militantes de tous horizons. L'évidence de la nécessaire présence des femmes en politique est alors confirmée par l'établissement de liens avec tous les partis politiques et paliers gouvernementaux. Un grand nombre d'outils pour accompagner les femmes en politique ont été développés.

Élaine Hémond et son équipe n'ont cessé depuis de mettre en oeuvre des activités non seulement pour accroître la présence des femmes aux postes élus, mais aussi pour ancrer leur influence. Plusieurs dizaines d'Écoles Femmes et Démocratie ont été tenues dans toutes les régions du Québec. Autant d'ateliers de développement d'habiletés et de compétences (communication, débat, négociation, organisation de campagnes, etc.) ont été confiés à des professeurs en science politique, mais aussi à des experts des milieux de la politique, du journalisme et de la communication. Un programme de mentorat pour les femmes en politique a été développé et des cercles de codéveloppement, misant sur l'apprentissage entre pairs, ont été expérimentés.

L'impact de l’engagement de madame Hémond est évident et il ne fait pas de doute que, de concert avec des dizaines de proches collaboratrices, elle a donné un nouveau visage à la mixité en politique. Il est désormais devenu avouable pour une femme d'avouer son attirance et son intérêt pour l'engagement politique. Avec elle, il n'est plus gênant pour une femme de révéler un goût pour le pouvoir et la gouvernance. Avec cette évolution, la planète totalement mixte qu'elle appelle de tous ses voeux est de moins en moins une fiction.

Sans renoncer à ses valeurs et à sa liberté d'esprit, elle a ainsi réussi à rapprocher des milieux et des partis peu habitués à se fréquenter. Sa croyance en la possibilité de faire la politique autrement ne chemine pas de façon spectaculaire, mais on peut reconnaître son idéal dans les valeurs sociétales désormais exprimées tous azimuts. Ainsi, de la multiplicité des profils et des origines des participantes aux activités du GFPD, est née une culture d'entraide et de respect assez nouvelle en politique. Une culture qu'elle a toujours souhaité voir migrer vers les lieux de pouvoir.

Lien avec la Charte

L'égalité des hommes et des femmes, inscrite dans Charte des droits et libertés de la personne du Québec, a sans cesse alimenté la motivation d'Élaine Hémond. En 2007, un article a été ajouté pour reconnaître que « Les droits et libertés énoncés dans la présente Charte sont garantis également aux hommes et aux femmes.» De plus, l’article 10 interdit la discrimination fondée sur le sexe.

Vœu

« La Charte québécoise devrait reconnaître officiellement que la clé de voute de « l’égalité de fait » entre les femmes et les hommes, c’est-à-dire celle ancrée dans la réalité et non plus seulement dans le droit, est indissociable du partage réel du pouvoir. À cet effet, le concept de la Mixité égalitaire devrait s’appliquer à toutes les instances où se décident le quotidien et l’avenir des Québécois et Québécoises. »

 

 

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« L'exercice plein, entier et transversal du pouvoir par les femmes, comme par les hommes, est la clé de voute de cette égalité de fait tant recherchée »
La vidéo qui suit n'est pas accessible avec un lecteur d'écran.La vidéo qui suit n'est pas accessible avec un lecteur d'écran. Cette vidéo présente un extrait d'entrevue avec Élaine Hémond, lauréate du prix Hommage 40 ans de la Charte. L'hyperlien vous mène vers un site externe qui pourrait présenter des obstacles à l'accessibilité.

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La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est une loi « fondamentale » et les autres lois doivent la respecter

La Charte ne protège que les personnes qui résident au Québec

Seuls les ministères et les organismes publics doivent respecter la Charte

Les libertés de conscience, de religion, d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association ne sont pas protégées en vertu de la Charte

Se faire représenter par un avocat devant un tribunal est un privilège, pas un droit reconnu par la Charte

Une organisation n’est pas obligée d’offrir un service, un emploi ou l’accès à un commerce à une personne handicapée lorsqu’elle se déplace en fauteuil roulant

L’orientation sexuelle est un motif de discrimination qui a été ajouté à la Charte en 1995

Lors d’une entrevue d’embauche, un employeur a le droit de demander au candidat ou à la candidate sa religion ou son pays d’origine, par exemple pour mettre la personne à l’aise

Une personne âgée qui est exploitée par un proche dispose d’une protection particulière en vertu de la Charte

Saviez-vous que la Charte a 40 ans cette année ?

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse veut rendre hommage à 40 personnes qui défendent ou font la promotion des droits au Québec.

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