40e Anniversaire de la Charte - Ambassadeur details
Les 40 lauréats
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Ensaf Haidar

À la défense de la liberté d’expression

Conjointe du blogueur saoudien Raif Badawi détenu injustement dans une prison d'Arabie Saoudite pour avoir exprimé son opinion sur son site Internet, Ensaf Haidar a trouvé refuge avec ses trois enfants à Sherbrooke depuis 2013. Du militantisme sans relâche en faveur de la liberté d'expression, notamment dans le but de faire libérer son mari et le père de ses enfants, à l'organisation et la participation à plusieurs vigiles dans les villes de Québec, Montréal, Sherbrooke et Ottawa, madame Haidar a multiplié les présences pour faire valoir son message dans les différents médias et émissions d'affaires publiques. Elle a de plus entrepris de nombreuses démarches auprès des différentes autorités représentant le gouvernement canadien, le gouvernement québécois ainsi que les grandes villes du Québec, toujours dans l'objectif que celles-ci exercent des pressions afin que la liberté d'expression soit respectée en Arabie Saoudite et par le fait même, que Raif Badawi soit libéré.

Réalisations

Raif Badawi a été condamné par la Cour d'appel de Riyad à 10 ans de prison, 1 000 coups de fouet et 260 000 dollars d'amende. Selon Ensaf Haidar, son mari a osé s’exprimer quand tant d’autres se taisent par peur de représailles. Il a écrit à propos de la liberté d’expression, des droits de la personne et des droits des femmes, des concepts acceptés au Québec, mais qui dérangent le régime saoudien.

Le militantisme et le dévouement de madame Haidar ont permis, entre autres, de faire connaître la cause de son mari au Québec, au Canada et mondialement. Il est légitime de croire que si, monsieur Badawi, n'a pas, à ce jour, eu à subir d'autres séances de flagellation, c'est notamment en raison des multiples actions entreprises par sa conjointe. Avec Amnistie internationale, ses interventions ont amené les gouvernements canadien et québécois à réclamer la libération de Raif Badawi et ont rallié la communauté internationale à sa cause.

De plus, en faisant connaître son combat pour la liberté d’expression sur la place publique, madame Haidar a permis au public québécois de prendre conscience de l’importance de protéger cette liberté fondamentale, ici comme ailleurs.

Lien avec la Charte

L’article 3 de la Charte des droits et libertés de la personne énonce que « Toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association. »

Vœu

« Je souhaite de tout cœur la libération de mon mari et de tous les prisonniers d’opinion. »

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« Longtemps on a fermé les yeux sur ce qu'il se passait en Arabie saoudite, sans doute parce qu’il existe des liens très forts entre ce pays et la communauté internationale. Aujourd'hui, on ne peut plus. Le silence est brisé, des situations comme celle de mon mari sont connues. Il faut agir et vite »
La vidéo qui suit n'est pas accessible avec un lecteur d'écran.La vidéo qui suit n'est pas accessible avec un lecteur d'écran. Cette vidéo présente un extrait d'entrevue avec Ensaf Haidar, lauréate du prix Hommage 40 ans de la Charte. L'hyperlien vous mène vers un site externe qui pourrait présenter des obstacles à l'accessibilité.

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La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est une loi « fondamentale » et les autres lois doivent la respecter

La Charte ne protège que les personnes qui résident au Québec

Seuls les ministères et les organismes publics doivent respecter la Charte

Les libertés de conscience, de religion, d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association ne sont pas protégées en vertu de la Charte

Se faire représenter par un avocat devant un tribunal est un privilège, pas un droit reconnu par la Charte

Une organisation n’est pas obligée d’offrir un service, un emploi ou l’accès à un commerce à une personne handicapée lorsqu’elle se déplace en fauteuil roulant

L’orientation sexuelle est un motif de discrimination qui a été ajouté à la Charte en 1995

Lors d’une entrevue d’embauche, un employeur a le droit de demander au candidat ou à la candidate sa religion ou son pays d’origine, par exemple pour mettre la personne à l’aise

Une personne âgée qui est exploitée par un proche dispose d’une protection particulière en vertu de la Charte

Saviez-vous que la Charte a 40 ans cette année ?

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse veut rendre hommage à 40 personnes qui défendent ou font la promotion des droits au Québec.

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