40e Anniversaire de la Charte - Ambassadeur details
Les 40 lauréats
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Julius Grey

À la défense des droits fondamentaux

Julius Grey est un avocat chevronné bien connu pour avoir plaidé plusieurs causes importantes dans le domaine des droits et libertés au cours des 40 dernières années au Québec. Immigré de la Pologne à l’âge de 9 ans, il est diplômé en droit des universités McGill et Oxford. Ses causes les plus connues demeurent la contestation de la Loi 101 et celle relative au port du kirpan à l’école publique. Il a enseigné notamment le droit de l’immigration, les libertés civiles et le droit de la famille à l’Université McGill de 1977 à 2003. Il a été président de la Fondation canadienne des droits humains (aujourd’hui Equitas) de 1985 à 1988. En 2004, Me Grey s’est vu offrir la plus haute distinction décernée à un avocat, soit la Médaille du Barreau du Québec, qui souligne la contribution remarquable de juristes québécois à l’avancement du droit et de son exercice.

Réalisations

Membre du Barreau du Québec depuis 1974, Julius Grey pratique dans plusieurs domaines du droit pour le cabinet Grey Casgrain. Il a publié en 2014 le livre Julius Grey. Entretiens avec Geneviève Nootens qui relate des détails sur sa carrière, sa vie et sa philosophie.

Parmi les nombreuses causes plaidées par Me Grey, notons le dossier de la contestation de la Loi 101 par l’Association québécoise des commissions scolaires protestantes dans les années 1980. Il s’est également fait connaître pour avoir défendu la liberté de religion dans l’affaire du port du kirpan à l’école publique, de l’érouv et de la souccah. S’il est favorable aux accommodements, c’est parce qu’ils permettent aux individus d’accéder aux institutions publiques et que cela permet d’éviter la ghettoïsation. Il a également défendu la liberté d’expression notamment dans la cause du Cabaret Sex Appeal.

Avocat bien connu du public, il a pris part à des débats qui ont marqué la société québécoise, notamment sur la langue, la liberté d’expression et la liberté de religion. Il s’est prononcé sur plusieurs sujets d’actualité dont l’accessibilité à la justice et contre le conformisme social. Il n’hésite pas à prendre la défense des causes impopulaires afin de voir à l’avancement des droits et libertés.

Il a aussi donné de nombreuses conférences, tant au Canada et à l’international, notamment, il fut panéliste invité au Yale Center for International Studies ainsi qu’à la Vanderbilt University. Auteur du livre Immigration Law In Canada, il a rédigé plus d’une cinquantaine d’articles publiés dans des revues et journaux.

Lien avec la Charte

La Charte des droits et libertés de la personne est au centre des litiges et des écrits de Julius Grey, que ce soit l’article 3 qui garantit la liberté de religion, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association ou les articles du chapitre III de la Charte qui garantissent les droits judiciaires, notamment le droit de se faire représenter par un avocat.

Vœu

« Je souhaite que les tribunaux soient plus ouverts à l’idée de ne pas appliquer les règles strictes dans les cas qui le méritent. »

 

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« J’ai compris, et ce à un très jeune âge, que la vie d’une personne peut basculer en une seule seconde. Malgré les avancées pour certains groupes, le travail envers les droits de la personne ne s’arrête jamais »
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La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est une loi « fondamentale » et les autres lois doivent la respecter

La Charte ne protège que les personnes qui résident au Québec

Seuls les ministères et les organismes publics doivent respecter la Charte

Les libertés de conscience, de religion, d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association ne sont pas protégées en vertu de la Charte

Se faire représenter par un avocat devant un tribunal est un privilège, pas un droit reconnu par la Charte

Une organisation n’est pas obligée d’offrir un service, un emploi ou l’accès à un commerce à une personne handicapée lorsqu’elle se déplace en fauteuil roulant

L’orientation sexuelle est un motif de discrimination qui a été ajouté à la Charte en 1995

Lors d’une entrevue d’embauche, un employeur a le droit de demander au candidat ou à la candidate sa religion ou son pays d’origine, par exemple pour mettre la personne à l’aise

Une personne âgée qui est exploitée par un proche dispose d’une protection particulière en vertu de la Charte

Saviez-vous que la Charte a 40 ans cette année ?

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse veut rendre hommage à 40 personnes qui défendent ou font la promotion des droits au Québec.

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