40e Anniversaire de la Charte - Ambassadeur details
Les 40 lauréats
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Claudette Carbonneau

À la défense de l’égalité réelle pour les femmes

Première femme présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau a défendu tout au long de sa carrière les droits des femmes. Lutter pour qu'elles occupent en toute égalité leur place sur le marché du travail, inciter les femmes à apprivoiser le pouvoir comme levier de changement vers la qualité de vie, la conciliation famille-travail, l'égalité des chances, le partage de la richesse, moteurs de son action. Titulaire d’un baccalauréat en science politique, elle a occupé de nombreux postes syndicaux, notamment celui de vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux région de Montréal (1980-1982); secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain (1985-1991); première vice-présidente de la CSN (1991-2002), et présidente (2002- 2011). Elle a été membre de la Commission spéciale d’examen des événements du printemps 2012 (printemps érable).

Actions menées

De l'implantation des programmes d'accès à l'égalité en emploi à la reconnaissance de la valeur du travail des femmes jusqu'à l'obtention d'une loi en matière d'équité salariale, Claudette Carbonneau n'a jamais cessé de revendiquer l'amélioration des conditions de travail et de vie des travailleuses et travailleurs.

La première convention collective des employées de services de garde en milieu familial et le règlement de l'équité salariale sont au nombre de ses plus importantes réalisations. La lutte pour l’équité salariale commencée dans les années 1980 a mené à l’adoption de la Loi sur l’équité salariale en 1996 qui visait à corriger les écarts salariaux dus à la discrimination systémique fondée sur le sexe à l'égard des personnes qui occupent des emplois dans des catégories d'emplois à prédominance féminine.

Au mois d’avril 2007, au terme d’une longue lutte et de négociations difficiles, 360 000 travailleuses des secteurs publics et parapublics se sont partagé 1,7 milliard $ en rétroactivité à laquelle elles avaient droit depuis 2001 au chapitre de l'équité salariale.

Le développement et la qualité des services de garde, la fiscalité et les finances publiques, la lutte à la pauvreté, les caisses de retraite et plusieurs questions relatives à l’emploi, dont l’organisation du travail sont au nombre des dossiers qu’elle a défendus. Ses réalisations et ses actions pendant plus de 30 ans ont contribué à faire du Québec une société où la notion de droits et libertés de la personne se traduit par plus de justice, plus d'équité et de meilleures conditions de vie et de travail pour toutes et tous.

Depuis qu’elle a quitté la présidence de la CSN, madame Carbonneau s'engage toujours pour faire avancer les droits. Elle a été membre de la Commission spéciale d’examen des événements du printemps 2012 (printemps érable), présidée par Me Serge Ménard qui a déposé son rapport le 31 mars 2014. De 2012 à 2014, elle a été membre du Comité de vigie sur la référence de main-d'œuvre dans l'industrie de la construction chargé d’examiner l'ensemble du système lors de sa première année de mise en oeuvre et d'en évaluer l'impact sur l'intimidation et la discrimination.

Lien avec la Charte

Le travail effectué par madame Carbonneau en faveur de l’équité salariale correspond parfaitement à l'esprit et à la lettre de l’article 10 qui interdit la discrimination notamment fondée sur le sexe, ainsi que l’article 46 : « Toute personne qui travaille a droit, conformément à la loi, à des conditions de travail justes et raisonnables et qui respectent sa santé, sa sécurité et son intégrité physique ».

Vœu

« J’espère pouvoir transmettre aux générations montantes, la détermination et la patience pour changer des situations d’injustice qui durent parfois depuis des siècles et des siècles. »

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« Il faut saisir toutes les occasions de se rappeler que malgré un cadre législatif plus évolué, comme la Loi sur l’équité salariale et la Charte des droits et libertés de la personne, il reste encore énormément à faire pour que les femmes atteignent l’égalité de fait au Québec »
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La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est une loi « fondamentale » et les autres lois doivent la respecter

La Charte ne protège que les personnes qui résident au Québec

Seuls les ministères et les organismes publics doivent respecter la Charte

Les libertés de conscience, de religion, d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association ne sont pas protégées en vertu de la Charte

Se faire représenter par un avocat devant un tribunal est un privilège, pas un droit reconnu par la Charte

Une organisation n’est pas obligée d’offrir un service, un emploi ou l’accès à un commerce à une personne handicapée lorsqu’elle se déplace en fauteuil roulant

L’orientation sexuelle est un motif de discrimination qui a été ajouté à la Charte en 1995

Lors d’une entrevue d’embauche, un employeur a le droit de demander au candidat ou à la candidate sa religion ou son pays d’origine, par exemple pour mettre la personne à l’aise

Une personne âgée qui est exploitée par un proche dispose d’une protection particulière en vertu de la Charte

Saviez-vous que la Charte a 40 ans cette année ?

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse veut rendre hommage à 40 personnes qui défendent ou font la promotion des droits au Québec.

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