40e Anniversaire de la Charte - Ambassadeur details
Les 40 lauréats
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Édith Cloutier

À la défense des droits des autochtones en milieu urbain

Depuis bientôt 30 ans, Édith Cloutier se consacre au rapprochement entre les peuples, au mieux-être des Autochtones en milieu urbain et à la lutte à la discrimination raciale. Membre de la Première nation Anishnabe, elle est directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or depuis 1989. Présidente du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec et codirectrice de l’Alliance de recherche ODENA elle fut la première femme autochtone à présider le conseil d’une université au Québec. Elle a joué un rôle déterminant en accompagnant plusieurs femmes autochtones dénonçant le racisme et les abus physiques et sexuels dont elles auraient été victimes de la part de policiers de la Sûreté du Québec. Son engagement lui a valu plusieurs reconnaissances dont Chevalière de l’Ordre national du Québec (2006), le prix d’excellence « Service public » de la Fondation nationale des réalisations autochtones (2010) et l’Ordre du Canada (2013).

Réalisations

Sous la direction de madame Cloutier, le Centre d’amitié autochtone est devenu un véritable carrefour de services, un milieu de vie et un ancrage culturel pour les Premières nations à Val-d’Or. Par exemple, depuis 2001, à l’occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale célébrée le 21 mars, le maire, les commerçants et les acteurs-clés de Val-d'Or signent la Déclaration d'amitié entre les peuples. De plus, des milliers de citoyens de la ville participent à la semaine de sensibilisation à la discrimination raciale organisée par le Centre, dont le point culminant est la Marche Gabriel-Commanda qui réunit en moyenne 1 500 marcheurs dans un esprit de solidarité entre les peuples.

L'exposition Parce que l'urbanité est aussi Anicinabe est une alliance culturelle et artistique qui permet aux visiteurs de connaitre la réalité des Autochtones à Val-d'Or. Le Centre a aussi développé en 2015 une trousse pédagogique qui favorise l'enseignement des réalités autochtones en milieu scolaire et est un outil stratégique de lutte contre la discrimination et le racisme.

Madame Cloutier a contribué à la mise en place de plusieurs services à la communauté qui favorisent le rapprochement des peuples, notamment la création en 2003, du CPE Abinodjic-Migwam qui accueille 80 enfants autochtones et non autochtones et depuis 2011, la Clinique Minowé, un service culturellement pertinent et sécurisant de santé, de services sociaux et de périnatalité qui répond aux besoins de la communauté autochtone à Val-d’Or.

Depuis 2009, sous la direction de madame Cloutier, le Centre d’amitié a mis en place un projet de logement social, Kijaté, dont la mise en chantier est prévue en 2016. Il s’agit d’un projet visant la construction de 24 unités de logements sociaux pour les familles autochtones à Val-d'Or. Ce projet s’est heurté à de nombreux obstacles, dont le refus du projet en 2012 par l'ancienne administration municipale. En effet, celle-ci jugeait que la construction de logements sociaux destinés exclusivement aux Autochtones présentait un caractère discriminatoire. Devant cet argument, un avis a été demandé à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse qui a confirmé que ce projet n’était pas discriminatoire. En 2014, le nouveau conseil municipal a adopté une résolution appuyant Kijaté or, en février 2015, la Société d'habitation du Québec a modifié les règles de financement des projets AccèsLogis, contraignant le Centre d’amitié à retravailler son projet. Grâce à l'esprit visionnaire et la persévérance d'Édith Cloutier, un moyen concret de favoriser le droit au logement, lutter contre la discrimination à l'égard des locataires autochtones, ainsi que de favoriser des rapports égalitaires entre peuples sera bientôt réalisé.

Par ailleurs, son expertise de la question urbaine et des Autochtones est sollicitée et l’amène à se prononcer sur des tribunes nationale et internationale sur des thèmes qui lui sont chers telles que la cohabitation harmonieuse entre les peuples et la situation des Autochtones en milieu urbain.

Par sa vision et ses grandes qualités de leadership elle a instauré d'excellentes relations avec les gouvernements, partenaires et acteurs de la société civile québécoise. Elle a ainsi assuré le transfert et la mise en œuvre d'importants programmes gouvernementaux destinés aux Autochtones dans les villes, en plus de participer à des dossiers stratégiques qui font la promotion des droits des Autochtones, tels que l’élaboration de la politique de lutte à l’itinérance et la commission parlementaire sur les conditions de vie des femmes autochtones au Québec.

Elle est également la porte-parole canadienne de la campagne « En action pour les femmes autochtones » de l’Association nationale des centres d’amitié autochtones, visant à mettre fin à la violence faite aux femmes autochtones au Canada.

Au cours des derniers mois, madame Cloutier s’est fait connaître à travers le Québec en accompagnant plusieurs femmes autochtones de la région de Val-d’Or dans la dénonciation d’abus de pouvoir dont elles auraient été victimes de la part de policiers. C’est elle qui a écrit à la ministre de la Sécurité publique de l’époque, pour lui faire part des allégations de ces femmes dès le mois de mai 2015, près de cinq mois avant la diffusion de l’émission Enquête. Les révélations publiques de ces femmes ont mené à l’ouverture d’une enquête policière et d’une plus grande mobilisation contre la violence faite aux femmes autochtones à Val-d’Or et au Québec. Depuis, les chefs des Premières nations du Québec réclament au gouvernement du Québec une enquête publique indépendante portant sur les facteurs systémiques qui nuisent aux relations entre les peuples autochtones et les instances québécoises en matière de justice et d’autorité policière.

Lien avec la Charte

Le travail effectué par madame Cloutier en faveur des Autochtones vivant en milieu urbain ainsi que sa lutte contre la violence faite aux femmes autochtones correspondent parfaitement à l'esprit et à la lettre des articles 1, 4,10 et 45 (le droit à la sûreté et l’intégrité de la personne, le droit à la dignité, le droit à l’égalité, le droit à des mesures sociales).

Vœu

« Avec détermination, patience et magnanimité, il est possible de construire un monde meilleur pour tous. »

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« Comme citoyens, citoyennes, nous avons le devoir de nous renseigner sur notre histoire commune – et elle n’est pas toujours très reluisante – parce que tant que nous nous cantonnerons dans le déni, la réconciliation ne pourra pas se produire »
La vidéo qui suit n'est pas accessible avec un lecteur d'écran.La vidéo qui suit n'est pas accessible avec un lecteur d'écran. Cette vidéo présente un extrait d'entrevue avec Édith Cloutier, lauréate du prix Hommage 40 ans de la Charte. L'hyperlien vous mène vers un site externe qui pourrait présenter des obstacles à l'accessibilité.

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La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est une loi « fondamentale » et les autres lois doivent la respecter

La Charte ne protège que les personnes qui résident au Québec

Seuls les ministères et les organismes publics doivent respecter la Charte

Les libertés de conscience, de religion, d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association ne sont pas protégées en vertu de la Charte

Se faire représenter par un avocat devant un tribunal est un privilège, pas un droit reconnu par la Charte

Une organisation n’est pas obligée d’offrir un service, un emploi ou l’accès à un commerce à une personne handicapée lorsqu’elle se déplace en fauteuil roulant

L’orientation sexuelle est un motif de discrimination qui a été ajouté à la Charte en 1995

Lors d’une entrevue d’embauche, un employeur a le droit de demander au candidat ou à la candidate sa religion ou son pays d’origine, par exemple pour mettre la personne à l’aise

Une personne âgée qui est exploitée par un proche dispose d’une protection particulière en vertu de la Charte

Saviez-vous que la Charte a 40 ans cette année ?

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse veut rendre hommage à 40 personnes qui défendent ou font la promotion des droits au Québec.

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