40e Anniversaire de la Charte - Ambassadeur details
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Mona Greenbaum

À la défense des droits des familles LGBT

Inspirante et rassembleuse, Mona Greenbaum présente un leadership tranquille qui lui vaut l’admiration. Elle est la cofondatrice et directrice générale de la Coalition des familles LGBT (CF-LGBT), créée en 1998 avec sa conjointe sous le nom de l'Association des mères lesbiennes. Bénévole pendant huit ans, elle dirige avec succès la CF-LGBT qui milite pour la reconnaissance légale et sociale des familles avec parents lesbiens, gais, bisexuels et trans (LGBT). La CF-LGBT a présenté des dizaines de mémoires, a produit une demi-douzaine de publications, et a organisé de nombreux colloques, conférences, formations ou atelier un partout au Québec. Elle a reçu plusieurs prix récompensant son engagement et son travail en faveur des familles LGBT dont le Prix Arc-en-Ciel (2002), la Médaille de l'Assemblée nationale (2010) et la Médaille du Jubilé de diamant de la Reine Elizabeth II (2013).


Réalisations

Sous la direction de Mona Greenbaum, la Coalition des familles LGBT (CF-LGBT) offre diverses formations auprès des intervenants en milieu scolaire, dans les services sociaux, ainsi que dans les organismes communautaires afin de les sensibiliser à la nécessité d'intervenir contre la violence homophobe et de démystifier les réalités des familles LGBT et de la diversité sexuelle.

Le travail de militante LGBT de Mona Greenbaum a eu un impact important sur la communauté LGBT au Québec et au Canada. La CF-LGBT regroupait, à ses débuts, quelques dizaines de membres désireux de trouver des ressources pour fonder leur famille. Les réunions avaient lieu dans la résidence de madame Greenbaum et de sa conjointe, alors jeunes parents. Isolées dans leur parentalité des autres familles hétérosexuelles, les mères lesbiennes et futures mères lesbiennes vivaient toutes les mêmes questionnements quant à la légalité de leur famille ou quant à la manière d'expliquer l'orientation sexuelle à leurs enfants.

En 2002, elle a joué un rôle déterminant lorsqu’elle a présenté, au nom de la CF-LGBT, des mémoires à la Commission parlementaire québécoise sur l'avant-projet de loi sur l'union civile afin de souligner la nécessité d'inclure dans la loi les droits parentaux, le droit à l'adoption et la filiation pour les homosexuels. À la suite des audiences de la commission parlementaire, c’est à l'unanimité que les députés ont adopté la Loi 84 qui prévoit les droits parentaux et de nouvelles règles de filiation. La reconnaissance de l’union civile fut un moment charnière dans l'évolution des droits de la communauté LGBT au Québec. Madame Greenbaum a célébré cette avancée juridique en affirmant que : « Le Québec est devenu l'endroit le plus progressif au monde pour les familles avec des parents de même sexe. »

L’impact de la Loi sur l'union civile a été concret et immédiat : les enfants de parents de même sexe sont passés légalement d'un parent à deux parents reconnus le jour du vote à l’Assemblée nationale soit le 7 juin 2002. Et depuis, les liens de filiation des enfants nés dans une famille aux parents de même sexe sont automatiquement reconnus. Il n'est plus nécessaire pour le parent non biologique d'adopter son enfant comme par le passé. La Loi a aussi donné la possibilité aux couples de même sexe d’adopter des enfants nés ou résidant au Québec.

Madame Greenbaum travaille aussi pour contrer l'intimidation dans les écoles, elle fait la promotion de l'inclusion et de la sécurité des jeunes LGBT en donnant plus de 400 formations aux intervenants qui oeuvrent auprès des jeunes. De plus, en 2004-2006, madame Greenbaum et la CF-LGBT ont participé à un groupe de travail mixte de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse chargé d'examiner la situation des membres de la communauté LGBT au Québec et de faire des recommandations au gouvernement. De plus, elle a participé aux sous-comités sur la santé et les services sociaux, l'éducation, la famille, les aînés et la condition féminine, les communautés ethnoculturelles, la vie associative, ainsi que la justice et la sécurité publique. Le travail de ce groupe a influencé la politique gouvernementale contre l'homophobie de 2009 et le plan d’action 2011-2016. Elle est aussi membre du comité qui veille à la mise en œuvre de ce plan d'action.

Lien avec la Charte

Les actions menées par Mona Greenbaum sont directement en lien avec le droit à l'égalité, sans discrimination, énoncé dans l’article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne. De plus, la Charte interdit le harcèlement discriminatoire (article 10.1) et madame Greenbaum s’emploie à contrer l’intimidation dont sont victimes des jeunes de la communauté LGBT, particulièrement dans le milieu scolaire. Il y a harcèlement lorsque la conduite d'un individu porte atteinte à la dignité ou à la santé psychologique ou physique d'un ou plusieurs autres individus.

Vœu

« Je souhaite que l’homophobie et la violence basée sur l’expression de genre soient complètement éradiquées du milieu scolaire. »

 

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« Malgré les reconnaissances juridiques, les attitudes homophobes et transphobes et les résistances sociales persistent envers les familles issues des communautés LGBT »
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La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est une loi « fondamentale » et les autres lois doivent la respecter

La Charte ne protège que les personnes qui résident au Québec

Seuls les ministères et les organismes publics doivent respecter la Charte

Les libertés de conscience, de religion, d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association ne sont pas protégées en vertu de la Charte

Se faire représenter par un avocat devant un tribunal est un privilège, pas un droit reconnu par la Charte

Une organisation n’est pas obligée d’offrir un service, un emploi ou l’accès à un commerce à une personne handicapée lorsqu’elle se déplace en fauteuil roulant

L’orientation sexuelle est un motif de discrimination qui a été ajouté à la Charte en 1995

Lors d’une entrevue d’embauche, un employeur a le droit de demander au candidat ou à la candidate sa religion ou son pays d’origine, par exemple pour mettre la personne à l’aise

Une personne âgée qui est exploitée par un proche dispose d’une protection particulière en vertu de la Charte

Saviez-vous que la Charte a 40 ans cette année ?

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse veut rendre hommage à 40 personnes qui défendent ou font la promotion des droits au Québec.

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