40e Anniversaire de la Charte - Ambassadeur details
Les 40 lauréats
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Lucille Veilleux

À la défense des droits des peuples autochtones

Avocate de formation et productrice chevronnée, Lucille Veilleux possède une vaste expérience dans le secteur public et privé. Après avoir dirigé les Productions Vent d’Est, elle devient directrice générale adjointe du Programme français de l’ONF en 1987, puis directrice générale du cinéma et de la télévision à la SODEC en 1999. Elle produit de nombreux films traitant de justice sociale et donnant la parole aux plus démunis, dont plusieurs longs métrages documentaires maintes fois primés. En 2006, elle joint le Wapikoni, cofondé par Manon Barbeau, le Conseil de la nation Atikamekw et le Conseil des Jeunes des Premières Nations, qui utilise le cinéma et la musique pour briser l’isolement des jeunes Autochtones, renforcer leur fierté identitaire et sensibiliser le public aux réalités et à la culture des Premières nations. Comme responsable du financement et des partenariats, Lucille Veilleux travaille dans l'ombre et est le bras droit de Manon Barbeau.

Réalisations

Parmi les films les plus marquants produits ou coproduits par Lucille Veilleux, soulignons La Turlute des années dures, sur la résilience des Québécois durant la crise des années 30, La guerre oubliée, sur l’impact de la première guerre mondiale au Québec, Ce qu’il reste de nous, sur le sort des Tibétains, Visionnaires planétaires, Wapikoni - Escale à Kitcisakik, et récemment, Les Indiens, l'aigle et le dindon, sur le parcours de vie et le cheminement artistique de cinq participants du Wapikoni.


Grâce à ses efforts constants, à la persévérance de l’équipe de direction dont elle fait partie et au travail accompli avec sa collègue au financement, Cassandre Pérusse, le Wapikoni a réussi à surmonter la crise vécue à la suite de la coupure soudaine de la moitié de son budget par Service Canada en 2011.


Le Wapikoni poursuit son développement avec le soutien des Premières nations et de nombreux partenaires. Considéré comme un « projet mobilisateur stimulant l’empowerment et l’identité culturelle», l’organisme est aujourd’hui reconnu internationalement pour son innovation en matière de formation et de médiation, notamment par l’ONU et l’UNESCO. Depuis 2004, les studios ambulants ont visité 26 communautés du Québec, et permis à 3 500 jeunes de neuf nations de participer aux ateliers pratiques, de redécouvrir leurs langues et leurs cultures et de vivre une expérience valorisante qui accroit l’estime de soi et la résilience; plusieurs d’entre eux ont poursuivi leurs études ou y sont retournés, ont développé des passions et des compétences qui leur donnent confiance en l’avenir, ou encore, ont tout simplement retrouvé le goût de vivre.


À ce jour, 97 prix et mentions ont été décernés aux jeunes cinéastes par de prestigieux festivals nationaux et internationaux, et la collection qui compte 850 films est devenue un patrimoine culturel inestimable. C’est à l’initiative de Lucille Veilleux que les apports exceptionnels du Wapikoni (Prix Droits et Libertés 2011 et Prix du Conseil des arts de Montréal, catégorie cinéma en 2012), et de Manon Barbeau (Officière de l'Ordre national du Québec et Prix Albert-Tessier en 2014), ont commencé à être soulignés publiquement.

Lien avec la Charte

En s'exprimant à travers un film ou une chanson, les jeunes Autochtones affirment leur fierté identitaire, revendiquent leurs droits et peuvent partager leurs préoccupations et leurs rêves. La mission du Wapikoni correspond à l’esprit et au préambule de la Charte des droits et libertés de la personne qui reconnaît que tout être humain possède des droits destinés à assurer sa protection et son épanouissement. Les créations largement diffusées dans un vaste réseau par le Wapikoni qui traitent souvent d’affirmation et de non-discrimination (article 10 de la Charte) contribuent ainsi à réduire les préjugés envers les Premières nations.

Vœu

« Je souhaite que le Wapikoni continue d’avoir les moyens de poursuivre sa mission et d’accompagner les jeunes participants dans leur cheminement et que les Autochtones occupent une place de plus en plus active dans leurs communautés et dans la société québécoise.»

 

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« Je crois au pouvoir transformateur de l’art, en particulier celui du cinéma qui est un puissant outil de sensibilisation et d’inspiration pouvant entraîner des changements sociaux »
La vidéo qui suit n'est pas accessible avec un lecteur d'écran.La vidéo qui suit n'est pas accessible avec un lecteur d'écran. Cette vidéo présente un extrait d'entrevue avec Lucille Veilleux, lauréate du prix Hommage 40 ans de la Charte. L'hyperlien vous mène vers un site externe qui pourrait présenter des obstacles à l'accessibilité.

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La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est une loi « fondamentale » et les autres lois doivent la respecter

La Charte ne protège que les personnes qui résident au Québec

Seuls les ministères et les organismes publics doivent respecter la Charte

Les libertés de conscience, de religion, d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association ne sont pas protégées en vertu de la Charte

Se faire représenter par un avocat devant un tribunal est un privilège, pas un droit reconnu par la Charte

Une organisation n’est pas obligée d’offrir un service, un emploi ou l’accès à un commerce à une personne handicapée lorsqu’elle se déplace en fauteuil roulant

L’orientation sexuelle est un motif de discrimination qui a été ajouté à la Charte en 1995

Lors d’une entrevue d’embauche, un employeur a le droit de demander au candidat ou à la candidate sa religion ou son pays d’origine, par exemple pour mettre la personne à l’aise

Une personne âgée qui est exploitée par un proche dispose d’une protection particulière en vertu de la Charte

Saviez-vous que la Charte a 40 ans cette année ?

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse veut rendre hommage à 40 personnes qui défendent ou font la promotion des droits au Québec.

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