40e Anniversaire de la Charte - Ambassadeur details
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Minnie Grey

À la défense des droits des jeunes inuits

Minnie Grey travaille au mieux-être des Inuits dans sa communauté au Nunavik, au Canada et à l’international. Depuis 2013, elle est directrice générale de la Régie régionale de la santé et des services sociaux au Nunavik. Née à Kangirsuk, un petit village à une dizaine de kilomètres de la baie d’Ungava, elle a occupé plusieurs postes dans le domaine de la santé et des services sociaux. Elle a aussi été négociatrice pour l’autonomie du Nunavik et membre de la Société Makivik, l’organisme officiel qui représente les Inuits du Nunavik. Madame Grey a été vice-présidente du bureau canadien du Conseil circumpolaire inuit et membre de plusieurs comités internationaux et onusiens. Son engagement lui a valu de nombreuses récompenses, dont le prix d’excellence « Service public » de la Fondation nationale des réalisations autochtones (2012), la médaille du Jubilé (2012) et celui de Chevalier de l’Ordre national du Québec (2013).

Réalisations

Au Nunavik où les défis sociaux et économiques sont énormes et où les femmes d'influence ne sont pas légion, Minnie Grey se démarque par ses qualités personnelles de leader, mais aussi par un engagement indéfectible auprès de son peuple. Elle s'illustre par un souci constant de veiller à leur autonomie, de développer des façons de faire facilitantes, mais également par un souci d'harmoniser ce développement dans le respect des valeurs canadiennes et des lois du Québec.

Madame Grey est particulièrement sensible aux enjeux sociaux qui touchent la jeunesse du Nunavik, notamment l’abandon scolaire, le suicide; la négligence parentale et la situation des jeunes aux prises avec des dépendances ou victimes d’abus. Le peuple inuit vit une transformation fulgurante de son mode vie et de ses valeurs.

Madame Grey consacre toutes ses énergies à mobiliser les communautés et les leaders locaux afin qu'ils reconnaissent les difficultés que vivent les jeunes et s'impliquent pour mettre en place des solutions. Ainsi, elle a joué un rôle de premier plan à titre de présidente du Comité régional de partenariat du Nunavik créé peu après la publication en 2007 du Rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse sur l’enquête portant sur les services de protection de la jeunesse dans la baie d’Ungava et la baie d’Hudson pour répondre aux recommandations et mieux protéger les droits des enfants pris en charge par le Directeur de la protection de la jeunesse.

Entre 2000 et 2002, à titre de directrice générale de la Régie régionale de la santé et des services sociaux elle a été membre du Comité directeur inuit relevant de l’Organisation nationale sur la santé des Autochtones. Elle a aussi dirigé la mise en œuvre du processus Tapiriilirniq, une initiative pour prévenir le suicide chez les jeunes.

Outre les questions liées à l’avenir des jeunes et leur éducation, madame Grey s’est investie dans sa communauté en travaillant en faveur de l’autodétermination du Nunavik. Depuis 2013, elle copréside la Table de coordination Saqijuq Nunavik-Québec, (Saqijuq signifie changement de direction du vent) qui réunit des intervenants du Nunavik et du gouvernement du Québec et se penche sur une nouvelle approche d’intervention sociale.

Dans tous les aspects de sa vie et de son travail, Minnie Grey considère qu'elle a toujours eu la chance d’être entourée de personnes dévouées, de sa famille et d’amis convaincus qu'en travaillant tous ensemble on peut améliorer la vie des gens.

Lien avec la Charte

Madame Grey s’investit notamment pour faire respecter l’article 39 de la Charte : « Tout enfant a droit à la protection, à la sécurité et è l’attention que ses parents ou les personnes qui en tiennent lieu peuvent lui donner », ainsi que l’article 45 : « Toute personne dans le besoin a droit, pour elle et sa famille, à des mesures d’assistance financière et à des mesures sociales prévues par la loi, susceptibles de lui assurer un niveau de vie décent. »

Vœu

 « Je veux continuer à participer au dialogue avec les Inuits et les non-Inuits sur le plan local et régional afin d’améliorer la situation des membres de nos communautés. Je demeure passionnément engagée en leur faveur aux paliers provincial, national et international. »

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« Je crois fermement qu’en se mobilisant autour des enjeux qui nous touchent, nous pouvons apporter des changements pour améliorer la vie des personnes dans le besoin, particulièrement le bien-être des enfants »
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La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est une loi « fondamentale » et les autres lois doivent la respecter

La Charte ne protège que les personnes qui résident au Québec

Seuls les ministères et les organismes publics doivent respecter la Charte

Les libertés de conscience, de religion, d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association ne sont pas protégées en vertu de la Charte

Se faire représenter par un avocat devant un tribunal est un privilège, pas un droit reconnu par la Charte

Une organisation n’est pas obligée d’offrir un service, un emploi ou l’accès à un commerce à une personne handicapée lorsqu’elle se déplace en fauteuil roulant

L’orientation sexuelle est un motif de discrimination qui a été ajouté à la Charte en 1995

Lors d’une entrevue d’embauche, un employeur a le droit de demander au candidat ou à la candidate sa religion ou son pays d’origine, par exemple pour mettre la personne à l’aise

Une personne âgée qui est exploitée par un proche dispose d’une protection particulière en vertu de la Charte

Saviez-vous que la Charte a 40 ans cette année ?

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse veut rendre hommage à 40 personnes qui défendent ou font la promotion des droits au Québec.

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