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Raoul Lincourt

À la défense des droits des victimes et des détenus

La paix, la justice sociale et les droits de la personne ont marqué la carrière professionnelle et bénévole de Raoul Lincourt. Titulaire d’un baccalauréat de l’Université de Montréal (1963), ce résident de Mascouche détient deux certificats (animation et coopération). Il a longtemps oeuvré dans le mouvement scout à titre de commissaire national et dans le secteur socio-éducatif. En 2000, après avoir présidé l’ACAT (Action des chrétiens et des chrétiennes pour l’abolition de la torture) pendant 10 ans, il se consacre au bénévolat à plein temps et cofonde le Centre de services de justice réparatrice (CSJR). De plus, depuis le séisme de 2010, il travaille bénévolement pendant plusieurs semaines tous les ans pour la Corporation des œuvres du père Lionel Dehoux en Haïti. Il s’est vu décerner la médaille « Bénévole de la paix » des YMCA du Québec (2011) et le Prix Hommage bénévolat-Québec pour la région de Lanaudière (2012).

Réalisations

Toute sa carrière, Raoul Lincourt s’est engagé en faveur de la justice sociale et s’est impliqué dans des organismes socio-éducatifs. En 2000, il prend sa retraite comme consultant auprès d’organismes sans but lucratif et se consacre au bénévolat à temps plein. C’est alors qu’il cofonde le Centre de services de justice réparatrice (CSJR) qui vise à promouvoir et organiser des activités et des services en vue de permettre à des personnes touchées par un acte criminel de reprendre du pouvoir sur leur vie.

Quinze ans plus tard, il préside toujours son conseil d'administration et est l’un de ses principaux animateurs. Il demeure convaincu de la nécessité et de l'importance d'offrir aux victimes d'actes criminels, ainsi qu'aux personnes qui ont commis un crime ou une infraction, un environnement favorable à la responsabilisation et à la réparation. Il s'assure d'offrir à chaque personne un cadre sécuritaire et respectueux favorisant le dialogue en plaçant l’individu au coeur de sa démarche de justice.

Le CSJR réunit des personnes ayant subi ou commis des crimes ainsi que des membres de la communauté pour dialoguer et restaurer ensemble ce que le crime a brisé. La philosophie du CSJR repose sur la conviction que l’être humain est capable de sortir de toute épreuve, de se redresser et de se guérir, et que la justice peut s’exercer de façon plus humaine et plus communautaire.

La justice réparatrice s’intéresse autant aux agresseurs pour les aider à une prise de conscience de l’impact de leurs actes sur des personnes et sur la société, qu’aux victimes pour les aider à se libérer des charges affectives destructrices causées par l’acte criminel. Elle a un impact important en resserrant le tissu social par la responsabilisation et la compréhension mutuelle.

Les rencontres détenus-victimes organisées dans les établissements fédéraux au Québec par le CSJR ont été évaluées de 2005 à 2008 par le Service correctionnel du Canada et ont affiché des résultats très favorables. En effet, 93 % des victimes ont noté une baisse des émotions négatives qui les habitaient (peur, colère, tristesse), 86 % ont ressenti une diminution de la haine qu’elles avaient vis-à-vis de leur agresseur et 72 % ont indiqué que ces rencontres les ont aidées à sortir de leur victimisation.

Par ailleurs, 88 % des personnes ayant commis un acte criminel ont mentionné que les rencontres organisées par le CSJR leur ont permis de comprendre les torts qu’ils ont causés, 83 % ont considéré que ces rencontres les ont aidés à ne pas récidiver et 78 % disent avoir mieux compris la victime.

Les rencontres victimes-détenus sont proposées principalement dans la grande région de Montréal, mais se développent également dans les Laurentides, l’Estrie, le Centre-du-Québec et Lanaudière. Les animateurs du CSJR ont offert des formations tant au Canada qu’à l’international, en France et en Afrique.

C’est monsieur Lincourt qui a élaboré les programmes de formation de tous les intervenants du CSJR et il a participé à la formation d'étudiants, notamment en collaborant à la mise en place d’une université d'été sur la justice réparatrice à l'Université de Sherbrooke et en offrant des formations aux intervenants d'organismes d'aide aux victimes d'acte criminel ou de réintégration sociale de détenus.

L’engagement de monsieur Lincourt est inestimable d’autant plus que ces services bénévoles de justice réparatrice sont toujours plus nécessaires alors que les services correctionnels font face à des compressions budgétaires, réduisant sensiblement les services d’accompagnement aux détenus.

Lien avec la Charte

Le travail effectué par Raoul Lincourt en faveur de la justice réparatrice correspond parfaitement à l'esprit et à la lettre de l’article 25 de la Charte qui énonce : « Toute personne arrêtée ou détenue doit être traitée avec humanité et avec le respect dû à la personne humaine ».

Vœu

Que tous les gestes de justice posés soient réparateurs pour les personnes concernées.

 

 

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« On ne peut effacer son passé, mais on peut s’en libérer »
La vidéo qui suit n'est pas accessible avec un lecteur d'écran.La vidéo qui suit n'est pas accessible avec un lecteur d'écran. Cette vidéo présente un extrait d'entrevue avec Raoul Lincourt, lauréat du prix Hommage 40 ans de la Charte. L'hyperlien vous mène vers un site externe qui pourrait présenter des obstacles à l'accessibilité.

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La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est une loi « fondamentale » et les autres lois doivent la respecter

La Charte ne protège que les personnes qui résident au Québec

Seuls les ministères et les organismes publics doivent respecter la Charte

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Se faire représenter par un avocat devant un tribunal est un privilège, pas un droit reconnu par la Charte

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La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse veut rendre hommage à 40 personnes qui défendent ou font la promotion des droits au Québec.

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