40e Anniversaire de la Charte - Ambassadeur details
Les 40 lauréats
Michèle
Rivet
Marie-Thérèse
Toutant

Tamara Thermitus

À la défense du droit à l’égalité

Admise au Barreau du Québec en 1988 et titulaire d’une maîtrise en droit de l’Université McGill (2013), Me Tamara Thermitus, Ad.E. multiplie les engagements pour contrer la discrimination. Avocate au ministère fédéral de la Justice, elle a été directrice des politiques et de la planification stratégique au Bureau de la résolution des questions des pensionnats indiens. En 2001, elle a été nommée membre du Comité sur les communautés culturelles du Barreau du Québec qu’elle a présidé de 2004 à 2010. Elle a sensibilisé ses collègues aux questions touchant la discrimination raciale ainsi que l’intersectionnalité tant dans la profession juridique que dans le système judiciaire. Elle a présidé le Comité égalité de l’Association du Barreau canadien-division Québec. Me Thermitus a reçu plusieurs prix dont le Mérite du Barreau du Québec (2011), la Médaille du jubilé de la Reine Elizabeth (2012) et lauréate du Mois de l’histoire des Noirs (2012 et 2013).

Réalisations

À titre de négociatrice en chef pour le gouvernement fédéral, Me Tamara Thermitus, Ad.E. a participé à la définition du mandat de la Commission de vérité et de réconciliation et a été au cœur des discussions menant au règlement historique à la suite du recours collectif intenté par les Autochtones ayant fréquenté les pensionnats indiens. Cette expérience, et notamment ses rencontres avec les « Elders » (sages), fut l’une des plus enrichissantes pour elle, ce qui lui a permis d’avoir une meilleure compréhension des problèmes auxquels sont confrontés les peuples autochtones du Canada.

Les interventions de Me Thermitus ont eu des retombées tant systémique qu’individuelle. Son implication dans la négociation de cette commission a eu et aura des conséquences importantes sur les relations entre les peuples autochtones et le reste des Québécois. L’engagement de Me Thermitus à cet égard est durable. Lorsqu’elle a été nommée présidente du Congrès du Barreau en 2015, elle a fait en sorte que cette question soit au cœur des discussions en ayant comme conférencier principal le Chef national des Premières nations, Phil Fontaine, alors que la plénière d’ouverture innovatrice portait sur les questions autochtones lors de laquelle non seulement le droit autochtone, mais aussi les traditions furent discutés.

Ces interventions ont permis de mettre des changements de l’avant, notamment dans le curriculum de l’École du Barreau. Me Thermitus a dirigé ou encore participé à la rédaction de mémoires pour son ordre professionnel, dont celui portant sur le profilage racial. Cet engagement a un effet systémique sur la relation des justiciables avec le système de justice en veillant à ce que celui-ci soit sensibilisé aux questions touchant les minorités. Par le forum « Pour une profession inclusive », exercice de consultation d’avocats et d’étudiants en droit de groupes ethnoculturels jamais entrepris au Québec, elle continue de sensibiliser le milieu juridique aux réalités des avocats et avocates issus de minorités racisées.

Lien avec la Charte

L’action de Me Tamara Thermitus correspond à la lettre de la Charte des droits et libertés de la personne qui vise à permettre à tout être humain d’exercer ses droits et libertés dans une société démocratique. Elle garantit que « ces droits et libertés constituent le fondement de la justice, de la liberté et de la paix ». Ses actions et interventions visent à ce que les droits des minorités racisées, des Autochtones ainsi que les particularités liées au genre soient pris en compte par les intervenants du système judiciaire afin que l’égalité soit une réalité tangible. Elle sensibilise le milieu juridique à la portée de l’article 10 de la Charte (le droit à l’égalité) afin de permettre à toutes et à tous de développer leur plein potentiel pour contribuer pleinement à la société québécoise.

Vœu

« Mon souhait est que mon implication aide à déconstruire les mythes qui nourrissent les discriminations. »

 

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« L’égalité ainsi que les droits économiques et sociaux dans une société comme la nôtre doivent aller de pair »
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La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est une loi « fondamentale » et les autres lois doivent la respecter

La Charte ne protège que les personnes qui résident au Québec

Seuls les ministères et les organismes publics doivent respecter la Charte

Les libertés de conscience, de religion, d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association ne sont pas protégées en vertu de la Charte

Se faire représenter par un avocat devant un tribunal est un privilège, pas un droit reconnu par la Charte

Une organisation n’est pas obligée d’offrir un service, un emploi ou l’accès à un commerce à une personne handicapée lorsqu’elle se déplace en fauteuil roulant

L’orientation sexuelle est un motif de discrimination qui a été ajouté à la Charte en 1995

Lors d’une entrevue d’embauche, un employeur a le droit de demander au candidat ou à la candidate sa religion ou son pays d’origine, par exemple pour mettre la personne à l’aise

Une personne âgée qui est exploitée par un proche dispose d’une protection particulière en vertu de la Charte

Saviez-vous que la Charte a 40 ans cette année ?

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse veut rendre hommage à 40 personnes qui défendent ou font la promotion des droits au Québec.

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