40e Anniversaire de la Charte - Ambassadeur details
Les 40 lauréats
Raymond
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Nadine Vollant

À la défense des droits des enfants autochtones

Nadine Vollant est Innue de la communauté de Uashat mak Mani-Utenam près de Sept-Îles. Elle est coordonnatrice des services sociaux dans sa communauté, et travaille dans le domaine de la protection de la jeunesse depuis près de 20 ans, et ce, à différents postes. Diplômée en travail social de l’Université du Québec à Chicoutimi, elle est fière de pouvoir mettre ses compétences au service des siens. Toujours soucieuse de s’assurer que les services répondent aux besoins de la population de sa communauté, madame Vollant collabore aux projets de recherche de l’Université du Québec en Outaouais qui visent à l’actualisation de l’autodétermination de la protection de la jeunesse à Uashat mak Mani-Utenam. Elle est membre du comité sur les projets de vie des enfants autochtones du Québec afin que les particularités culturelles des enfants et des familles des Premières nations soient respectées.

Réalisations

Dans son quotidien, Nadine Vollant sensibilise les intervenants de la communauté de Uashat mak Mani-Utenam en s'assurant qu’ils comprennent les responsabilités et leur imputabilité envers les enfants et leurs familles. Elle se fait un point d’honneur que les droits des familles autochtones soient respectés, et ce, sans condition. Pour y parvenir, elle s'assure que les familles connaissent leurs droits et ont les outils nécessaires pour les faire reconnaître. Elle prend sur elle la responsabilité de nommer si des erreurs ont été commises et de rectifier la situation sans hésiter. Toutes ses actions dans son quotidien sont posées en fonction des droits et libertés des familles de sa communauté.

Madame Vollant tend à humaniser la pratique en protection de la jeunesse et insiste sur le fait qu'il faut expliquer aux familles leurs droits et le travail des intervenants sociaux. Elle croit qu’il est important de mieux renseigner et éduquer les gens afin qu’ils deviennent maîtres de leur vie et de leurs décisions, ils seront ainsi en mesure de prendre les bonnes décisions pour protéger leur famille. De plus, elle a un souci lorsque les enfants sont retirés de leur milieu parental qu’ils puissent maintenir un lien avec leur culture.

Lien avec la Charte

Le travail de Nadine Vollant est en lien avec les dispositions concernant les droits économiques et sociaux de la Charte des droits et libertés de la personne qui prévoit aux articles 39 : « Tout enfant a droit à la protection, à la sécurité et à l'attention que ses parents ou les personnes qui en tiennent lieu peuvent lui donner », et 43 : « Les personnes appartenant à des minorités ethniques ont le droit de maintenir et de faire progresser leur propre vie culturelle avec les autres membres de leur groupe » ainsi que 44 : « Toute personne a droit à l'information, dans la mesure prévue par la loi. »

Vœu

« Mobiliser la communauté et les différents professionnels qui la composent, afin que les enfants aient réponse à leurs besoins et de meilleures conditions de vie ». 

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« Nous devons réaliser l’importance d’offrir des services adéquats à notre population et exiger que ces services soient adaptés à notre réalité, à notre culture »
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La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est une loi « fondamentale » et les autres lois doivent la respecter

La Charte ne protège que les personnes qui résident au Québec

Seuls les ministères et les organismes publics doivent respecter la Charte

Les libertés de conscience, de religion, d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association ne sont pas protégées en vertu de la Charte

Se faire représenter par un avocat devant un tribunal est un privilège, pas un droit reconnu par la Charte

Une organisation n’est pas obligée d’offrir un service, un emploi ou l’accès à un commerce à une personne handicapée lorsqu’elle se déplace en fauteuil roulant

L’orientation sexuelle est un motif de discrimination qui a été ajouté à la Charte en 1995

Lors d’une entrevue d’embauche, un employeur a le droit de demander au candidat ou à la candidate sa religion ou son pays d’origine, par exemple pour mettre la personne à l’aise

Une personne âgée qui est exploitée par un proche dispose d’une protection particulière en vertu de la Charte

Saviez-vous que la Charte a 40 ans cette année ?

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse veut rendre hommage à 40 personnes qui défendent ou font la promotion des droits au Québec.

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